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Τρίτη 4 Μαρτίου 2014

La nouvelle stratégie de guerre de l’OTAN


Mondialisation.ca, 28 février 2014

Une Pinotti[1] rayonnante de joie, pour sa première sortie à l’OTAN (le rêve d’une vie), a participé à la réunion des ministres de la défense qui s’est tenue les 26-27 février au quartier général de Bruxelles.
Premier point à l’ordre du jour l’Ukraine, avec qui –soulignent les ministres dans leur déclaration- l’OTAN a un « partenariat distinctif » dans le cadre duquel elle continue à « l’assister pour la réalisation des réformes ». Prioritaire « la coopération militaire » (passe-partout avec lequel l’OTAN a pénétré en Ukraine). Les ministres «félicitent les forces armées pour n’être pas intervenues dans la crise politique » (en laissant ainsi le champ libre aux groupes armés) et réaffirment que pour « la sécurité euro-atlantique » une « Ukraine stable » (c’est-à-dire stable sous l’OTAN) est fondamentale.
Les ministres ont ainsi traité le thème central de la Connected Forces Initiative, qui prévoit une intensification de l’entraînement et des manoeuvres qui, conjointement à l’emploi de technologies militaires toujours plus avancées, permettra à l’OTAN de maintenir une grande «promptitude et efficience dans le combat ». Pour vérifier la préparation, se déroulera en 2015 une des plus grandes manoeuvres OTAN « live », avec la participation de forces terrestres, maritimes et aériennes de toute l’Alliance. La première d’une série, que l’Italie s’est offerte d’accueillir.

On potentialise en même temps la « Force de riposte de l’OTAN » qui, composée d’unités terrestres, aériennes et maritimes fournies en rotation par les alliés, est prête à être projetée à n’importe quel moment et dans n’importe quel théâtre de guerre. Dans l’entraînement de ses 13mille hommes, un rôle clé est tenu par le nouveau quartier général des Forces pour les opérations spéciales qui, situé en Belgique, est commandé par le vice-amiral étasunien Sean Pybus des Navy SEALs.
La préparation de ces forces entre dans le nouveau concept stratégique adopté par l’Alliance, dans le sillage de la réorientation stratégique étasunienne. Pour mieux l’expliquer c’est le secrétaire à la défense Chuck Hagel qui est intervenu à Bruxelles, après avoir récemment annoncé un futur redimensionnement des forces terrestres USA de 520mille à 450mille militaires. Mais pendant qu’il réduit ses troupes, le Pentagone augmente ses forces spéciales de 66mille à 70mille, en ajoutant une allocation de 36 milliards de dollars pour l’entraînement. Les USA, explique Hagel, « n’entendent plus être pris dans de grandes, et prolongées, opérations de stabilité outre-mer, à l’échelle de celles d’Irak et d’Afghanistan ». C’est la nouvelle façon de faire la guerre, menée de façon couverte à travers des forces spéciales infiltrées, des drones armés, des groupes (y compris extérieurs) financés et armés pour déstabiliser le pays, qui préparent le terrain pour l’attaque conduite par des forces aériennes et navales. La nouvelle stratégie, mise au point avec la guerre en Libye, implique un plus grand engagement des alliés.
Dans ce cadre le ministre Pinotti a eu l’honneur d’avoir à Bruxelles un entretien bilatéral avec le secrétaire Hagel qui, lit-on dans un communiqué du Pentagone,  « a remercié Madame Pinotti pour son leadership et pour la forte contribution de l’Italie à l’OTAN, mission Isaf incluse ». Hagel a aussi exprimé le solennel « engagement de continuer à chercher des moyens d’approfondir la relation bilatérale avec l’Italie ». On peut donc attendre encore plus de la « relation bilatérale » avec les USA, outre les F-35, le Muos de Niscemi, la potentialisation de Sigonella et des autres bases étasuniennes sur notre territoire, l’envoi de forces italiennes dans les divers théâtres de guerre aux ordres, de fait, du Pentagone. Surtout maintenant que le ministre de la défense  est Roberta Pinotti, dont le « leadership » a contribué à faire grimper l’Italie à la dixième place parmi les pays ayant les plus hautes dépenses militaires du monde : 70 millions d’euros par jour, selon le Sipri, tandis qu’on annonce de nouvelles coupes dans la dépense publique.
 Manlio Dinucci

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